Didier Huc - Stratégie De la complexité à la clarté décisionnelle

Brève de comptoir

Résilience du dirigeant : la cure qui ne coûte rien

28 octobre 2026 • Temps de lecture : 2 min

Il existe désormais une cinquième saison dans l'année du patron de PME. Après la galette des rois, le bilan, la TVA et les congés des autres, voici la saison des stages « résilience du dirigeant ». Trois jours au Pays basque, face à l'océan, téléphone confisqué à l'accueil. La facture, elle, reste avec toi.

Au programme : respiration ventrale avec un coach en carton certifié par lui-même, marche consciente sur la plage d'Hendaye et atelier « reconnecte-toi à ton pourquoi ». Ton pourquoi, tu le connais très bien. Il s'appelle échéance URSSAF, il tombe le 15, et la marée basse n'y change rien.

Je ne dis pas que les dirigeants vont bien. Beaucoup tiennent au café, à l'orgueil et à des nuits qui finissent à 4 heures. Mais la fatigue d'un patron vient rarement de chakras mal alignés. Elle vient du téléphone qui sonne.

Prendre soin de soi, pour un chef d'entreprise, commence par prendre soin des autres. Un collaborateur heureux ne t'appelle pas à 22 heures pour t'annoncer sa démission. Un client satisfait est charmant au téléphone. Et un fournisseur payé à date cesse curieusement de te poursuivre de ses assiduités.

Ce n'est pas de la morale, c'est de la mécanique. Chaque salarié en colère, chaque client mal servi, chaque facture qui traîne est un caillou dans ta chaussure. Au bout d'un an, tu ne marches plus, tu boites. Et là, forcément, la plage d'Hendaye devient une idée séduisante.

Mes meilleures nuits, je ne les dois à aucun coach. Je les dois à une équipe qui avait envie de se marrer le lundi matin, et à des clients qui passaient boire le café, juste pour le plaisir d'un moment avec nous.

Le meilleur stage de résilience ne coûte rien. Il se tient chez toi, tous les lundis à 9 heures. Et le café est offert.

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